Le «Food art» pour créer une expérience philanthropique hors des sentiers battus! - Collège André-Grasset

Une expérience In the Mouth à l’image de Paul-Émile Borduas

La première édition de l’expérience-bénéfice de la Fondation du Collège André-Grasset

À l’occasion du 70e anniversaire du Refus Global, la Fondation du Collège André-Grasset a rendu hommage à son ancien professeur Paul-Émile Borduas, dans le cadre d’un souper-bénéfice hors du commun. C’est nul autre que, l’artiste gastronomique Nicolas Fonseca alias Mister Jaune, qui a créé une version inédite de son expérience In the Mouth inspirée par Borduas. Le souper-bénéfice, où avec l’aide de la magie des créateurs a su propager beaucoup de joie aux personnes présentes et s’est déroulé le vendredi 2 novembre au magnifique Centre Phi. Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées pour vivre cette expérience d’art vivant! La somme de 62 500 $ a été amassée et tous les profits seront dédiés pour donner accès aux étudiants issus de familles en situation financière précaire au Collège André-Grasset.

MERCI à nos partenaires:

Nous sommes reconnaissant d’avoir à titre de présentateur de la soirée, le Groupe Asselin-Lévesque, Valeurs Mobilières Desjardins, BMO, Gestion mondiale d’actifs à titre de commanditaire majeur, la Financière Banque Nationale et le Mouvement Desjardins. À ce groupe se joignent tous les donateurs et les personnes présentes qui ont accepté de vivre cette première expérience avec nous.

In the Mouth : une expérience où les histoires sont racontées, partagées et mangées

Présenté pour une première fois en octobre 2014, les soirées In the Mouth ont pris différents virages au cours des années, cette fois-ci en s’inspirant de la démarche et de l’esthétique de l’artiste automatiste Borduas. Comment pouvons-nous explorer le goût de la couleur ? Ou encore appliquer à la nourriture les techniques et les textures qui caractérisent son oeuvre? Au cours de cette soirée, Nicolas Fonseca propose de repenser notre relation à la nourriture et aux saveurs les plus personnelles, à travers le regard unique que Borduas portait sur la matérialité et la représentation. Toujours en plaçant les participants au centre de l’expérience; les menus et les interactions sont conçus autour de leurs biographies culinaires, collectées au moyen d’un questionnaire personnalisé. Une délicieuse incursion dans le monde de cet artiste emblématique : Borduas.

Le mouvement des «Food artists»

Mieux connu dans les villes où l’expérientiel a la cote comme à New York ou Londres, le mouvement des «food artists» est en plein essor. On peut penser aux New-Yorkaises Jennifer Rubel ou Emilie Baltz, aux Anglais Bombas & Parrl, à la Danoise Marije Vogelzang, au Thaïlandais Rirkrit Tiravanijan ou encore à l’Allemande Sonja Alhäuser qui introduisent la nourriture dans leurs oeuvres depuis plusieurs années, au musée, dans des espaces publiques ou lors d’événements.

À la croisée des chemins entre l’installation artistique, le design et la culture foodie, ce mouvement définit un nouvel espace de création qui utilise la nourriture comme médium, faisant place à l’exploration sensorielle et créant de nouvelles façons de se rencontrer autour de la nourriture. À l’ère où les médias numériques sont ominiprésents, le travail de Nicolas Fonseca et de ces autres artistes immergent les gens au sein d’aventures culinaires sensuelles, où on découvre le plaisir de manger autrement et collectivement.

Le Collège André-Grasset, le mécénat d’hier à aujourd’hui

Reconnu pour son mécénat auprès de l’artiste automatiste Borduas, le fondateur Mgr Olivier Maurault, père sulpicien, a offert les frais de subsistance de l’artiste au Québec pour ensuite l’envoyer étudier en France (1928-1930) aux Ateliers d’art sacré. Une période marquante de sa carrière qui lui aura permis de découvrir les grandes œuvres des peintres européens dont Cézanne, une influence déterminante sur ses œuvres de jeunesse. Aujourd’hui, c’est en encourageant ce mouvement artistique émergent qu’est l’expérientiel que le Collège manifeste son intérêt pour l’art et son évolution, tout comme à l’époque du Refus Global.

Enfin, les pères sulpiciens ont toujours offert des bourses pour les jeunes talentueux issus d’un milieu défavorisé. Les profits de l’événement perpétuent cette chaîne de bonté qui aura comme impact d’influer le parcours de plusieurs vies.