Charles-Elliot Bouliane et Loïk Gagné, deux anciens Phénix d'André-Grasset, prennent part au camp de recrutement de la LCF

Du 27 au 29 mars dernier, deux anciens Phénix du Collège André-Grasset, Loïk Gagné et Charles-Elliot Bouliane, ont participé au camp d’évaluation de la Ligue canadienne de football (LCF) à Edmonton, en Alberta. Rejoints au téléphone pendant l’expérience, nos deux diplômés en Sciences de la nature étaient sereins. « Je me considère vraiment chanceux d’être ici en ce moment », indique Loïk Gagné. Même son de cloche du côté de Charles-Elliot Bouliane : « Je suis content d’être ici. C’est une belle expérience. Il ne reste plus qu’à jouer au football et ça, c’est la partie facile! »

Ce camp d’évaluation permet aux équipes de la LCF de rassembler les meilleurs joueurs admissibles pour le repêchage et de les évaluer avec des tests physiques, en plus de les voir rivaliser les uns avec les autres. La préparation à ce camp ne se fait pas en claquant des doigts. Loïk Gagné a opté pour s’entraîner à plusieurs, notamment avec son coéquipier des Stingers de Concordia Jean-Sébastien Lamothe, qui a pris part à un camp similaire, mais sur invitation, à Waterloo en mars dernier. Charles-Elliot, qui évoluait avec les gagnants de la coupe Vanier 2025, les Carabins, a dû prendre le temps de récupérer après cette immense victoire, notamment avec le préparateur physique et le physiothérapeute de l’Université de Montréal.

Lorsque questionné sur son passage à Grasset, Charles-Elliot n’hésite pas à dire que ce qu’il en retient, ce sont les amitiés qu’il s’est faites. « Le football, ça permet de faire des liens qui perdurent toute la vie », témoigne-t-il. D’ailleurs, si Loïk et Charles-Elliot se connaissaient avant de rentrer à Grasset, leur relation amicale est vraiment née à Grasset, alors qu’ils suivaient tous les deux le même parcours scolaire. Ils ont également été colocataires. Comme les deux évoluent à la même position, soit secondeur, les deux amis dans la vie se retrouvent, d’une certaine manière, en compétition. « Mais c’est de la compétition qui nous aide à devenir les meilleurs! », soulève Charles-Elliot. Loïk Gagné renchérit : « Tu sais, on est en compétition, mais à la fin de la journée, si demain il fait bien, moi, je vais juste être content pour lui, parce que j’ai mes propres objectifs et je considère que je suis en compétition avec moi-même. »

Certain·es enseignant·es ont également marqué nos deux anciens Phénix, notamment l’ancien enseignant de chimie et maintenant directeur adjoint aux études à l’organisation scolaire et au registrariat Dany Rondeau. Ce dernier a même eu un impact direct sur le parcours universitaire de Charles-Elliot : « C’est vraiment grâce à lui que j’ai commencé à aimer la chimie, ce qui m’a permis de me dire : “ J’ai le goût d’aller en génie chimique. ” Donc c’est un peu grâce à lui que j’ai fait ce choix-là, parce que j’avais tellement aimé son cours. » Il est présentement en génie chimique, concentration biofabrication. Du côté de Loïk, ses études en Sciences de la nature ont été plus difficiles. « Je n’étais pas celui qui comprenait le plus vite », avoue-t-il. Mais la patience d’enseignant·es comme Stéphanie Poirier, Olivier Varin et Dany Rondeau lui ont permis d’obtenir son diplôme. « Mon cœur est au football à 100 %. Depuis que je suis jeune, je dis tout le temps : soit je vais jouer au football plus tard, soit je vais entraîner, soit je vais aider les athlètes au football », se remémore Loïk. Ce n’est donc pas pour rien qu’il a entrepris des études en Thérapie du sport à Concordia.

Si nos deux diplômés avaient un conseil pour les Phénix qui souhaiteraient suivre leurs pas? « Travaille fort », conseille Charles-Elliot Bouliane. « Si tu travailles fort, tu peux atteindre tout ce que tu veux », ajoute-t-il. C’est un conseil qu’a d’ailleurs mis en pratique rapidement Loïk. En effet, ce dernier débute dans le monde du football vers l’âge de 15 ans, soit quelques années après la majorité de ses coéquipiers. « Honnêtement, j’étais vraiment mauvais à ma première année », se rappelle-t-il en riant. C’est après sa première session qu’il découvre la musculation et la nutrition. « J’ai surtout réalisé que de me tenir avec des joueurs meilleurs que moi, ça me forçait à m’améliorer vraiment plus rapidement », ajoute-t-il.

De son côté, Loïk conseille aux Phénix d’aujourd’hui et de demain d’agir rapidement comme un professionnel. « Si l’objectif est de se rendre au plus haut niveau, alors commence à agir comme un pro au cégep. Par agir comme un pro, je veux dire dans tous les aspects de la vie : que ce soit sur la nutrition, le sommeil, l’école, ton comportement, avec tes coachs, ta ponctualité, bref, dans tous les aspects de ta vie, essaie d’agir comme un pro un petit peu plus chaque jour parce qu’avant de devenir un pro, tu dois agir comme un. »

Le fruit des efforts de Loïk Gagné et Charles-Elliot Bouliane sera connu le 28 avril, lors du repêchage. Nous apprendrons à ce moment s’ils ont été repêchés par la ligue canadienne de football, et l’identité de l’équipe, le cas échéant. D’ici là, leur objectif est de « simplement jouer au football » pour Charles-Elliot et de se faire un nom et de montrer au monde qu’il a la capacité de jouer partout pour Loïk. « J’aimerais une équipe qui a un plan pour moi, qui voit quelque chose en moi qu’on aimerait que j’apporte à leur équipe. J’aimerais aider une équipe à gagner. Je ne suis pas un gars qui est une super vedette, ça ne me dérange pas de faire le dirty work, ça ne me dérange pas de faire le concierge. Moi, tout ce que je veux, c’est une équipe qui veut gagner », ajoute le secondeur des Stingers.   

Nous leur souhaitons la meilleure des chances!

 

Crédit des photos : Scott Goodwin – LCF, Timothy Matwey – LCF et Paul Swanson – LCF